Ce blog est un façon de faire partager à ma famille, nos amis, loins de nous, nos activités, notre vie. Je parle de ce qui m'a touchée, positivement ou négativement.Je posterai mes articles en fonction de mes possiblités, pas forcément quotidiennement
Accompagner son enfant scolarisé
- Accompagner ses premiers pas à l’école :
Nous préparons, depuis leur naissance, nos enfants à vivre dans un monde à la fois doux et violent, un monde fait de tant de contraire.
Accompagner son enfant à l’école ne consiste-il pas d’attendre qu’il soit près ? Or ce n’est pas toujours possible.
Selon Françoise Dolto, l’enfant est prêt à aller à l’école lorsqu’à la maison il est capable de « s’occuper tout seul, de jouer tout seul, parler de tous ses agissements, jouer et fabuler avec ses ours, ses ours, ses poupées, avec ses petites autos… » Donc l’enfant est près à s’intégrer à une collectivité d’enfants :
- s’il a déjà acquis une certaine autonomie
- s’il se sent en sécurité
- si un élan le pousse à aller vers autrui et à découvrir le monde
Si cela est possible, il est important de choisir la bonne école car c’est l’endroit ou l’enfant passera la plus grande partie de sa journée. Il apparaît bon de se renseigner sur le projet pédagogique de l’école, de demander s’il est possible de visiter l’école, de rencontrer l’enseignant, de dialoguer et d’exprimer ces attentes (de toute façon ont voit de suite la réaction de la personne et s’il est possible ou non de coopérer).
L’objet transitionnel tel que le Doudou, ou autre, peut permettre à l’enfant de mieux vivre la séparation car en quelque sorte il fait le lien avec la maison.
Il est important de noter qu’un enfant qui pleure lorsqu’on l’amène à l’école n’est pas forcément synonyme d’enfant qui n’aime pas l’école. Peut-être extériorise-il ses sentiments, ses émotions liés à la séparation de la sorte. Un enfant qui ne pleure pas cela ne signifie pas non plus qu’il ne souffre pas de cette séparation. Des indices peuvent par exemple nous mettre sur la voie de cette souffrance comme si l’enfant est régulièrement malade (rhino, gastro ou autre), s’il dort mal, fait des cauchemars. Le principal est d’accompagner l’enfant quand il pleure, lui parler de ses émotions et surtout bien lui dire qu’on revient le chercher.
L’important est de résoudre le problème afin de ne pas « se briser en lui l’estime de soi et de provoquer des troubles plus profonds comme la peur du changement, la peur de l’autre, etc. »
- Faire face à la violence : je voulais vous parler de ce collectif Coordination Française pour la Décennie (CFD) qui travaille pour mieux faire connaître l’éducation à la non-violence et à la paix en milieu scolaire. Quelques écoles utilisent les outils proposés par le CFD comme les fiches pédagogiques et celles-ci partagent leurs expériences sur un site : http://www.decennie.org/links.php?op=viewslink&sid=183 . Très intéressant….
- Soutenir son enfant scolarisé :
La plupart des écoles proposent un modèle d’apprentissage standart, avec un rythme quotidien identique pour tous les enfants. Quoiqu’on en dise, et certaines études le mettent en avant, les journées sont longues, trop longues même pour les enfants, le nombre de règles à respecter est très importante et certains spécialistes mettent en avant le fait qu’elles sont trop lourdes à respecter pour les jeunes enfants quel que soit son âge. Il faut bien se rendre à l’évidence, les petits Français vivent le « temps contraint » le plus long du monde (terme employé par Hubert Montagnier pour définir la journée d’école. En fait une fois que l’enfant est scolarisé, il passe à l’école des journées de 6 heures avec les récréations (environ 30 minutes) sans compter les devoirs à faire le soir. D’autre part, d’après des études, les moments d’attention, de réceptivité, de disponibilité, de vigilance seraient peu nombreux.
A l’école, les enfants sont soumis à des règles qui ne répondent pas toujours à leurs besoins et leur expression n’est pas toujours évidente, mais c’est aussi dans le cadre du bon fonctionnement du groupe, par exemple aller aux toilettes en même temps, heures de sommeil programmées….
On peut aider les enfants en lui permettant d’exprimer ses émotions, être à l’écoute, le sécuriser, relâcher les tensions engrangées dans la journée par le rire par exemple. A la maison on peut faire passer les contraintes après le plaisir de vivre ensemble.
On peut réorganiser le temps familial.
Il semblerait que le jeu prédispose le cerveau au travail intellectuel.
Catherine Dumonteil-Kremer conseille de permettre à l’enfant de se connecter avec son corps en lui proposant des activités nourrissantes comme des exercices ludiques qui permettent de développer une attention, une conscience plus importantes d’eux-mêmes (ex : livre Eveil de la conscience et du corps de Joan Sala et Aloka Marti). Elle préconise aussi de pratiquer le lâcher prise concernant les notes et les évaluations.
Elle développe comme argument entre autre que les capacités de l’enfant ne peuvent se réduire à des résultats scolaires. Ceux-ci peuvent s’avérer difficile pour l’enfant de se sentir juger et évaluer. Quand un enfant a de mauvaises notes, il a besoin d’être réconforté.
Catherine Dumonteil-Kremer développe dans un article dont le titre est « comment je suis devenue l’avocate de mes enfants » comment elle est arrivée à cette fonction d’avocate. A la lecture des premiers lignes de cet article, j’ai ressenti un certain malaise car certains commentaires correspondaient à certaines des impressions que je ressens chaque fois que je suis en contacte avec l’institution scolaire. Mes propres ressentis d’écolière refont surface aussi, j’ai parfois l’impression de redevenir l’enfant que j’étais avec ses peurs. J’ai des contacts réguliers avec son enseignante ce qui me permet de lui dire comment nous vivons et je m’aperçois que certaines choses ont évolué. Communiquer avec l’enseignant de son enfant est essentiel.
La suite à mon rétour, je n'ai pas eu le temps de taper la suite....