Ce blog est un façon de faire partager à ma famille, nos amis, loins de nous, nos activités, notre vie. Je parle de ce qui m'a touchée, positivement ou négativement.Je posterai mes articles en fonction de mes possiblités, pas forcément quotidiennement
Le général Marcel Bigeard est décédé aujourd'hui, vendredi 18 juin, jour du 70ème anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, à l'âge de 94 ans, à son domicile de Toul en Meurthe et Moselle.
Il est considéré comme l'un des officiers généraux les plus décorés de l'armée française.
Le général Bigeard avait été secrétaire d'état à la Défense dans les années 1970 mais aussi député de Meurthe-et-Moselle.
Il a notamment combattu lors de la seconde guerre mondiale, des conflits d'Indochine et d'Algérie.
Son nom reste lié à la bataille de Dien Bien Phu où il fut parachuté avec son bataillon de parachutistes coloniaux sur le camp retranché encerclé par le Vietminh. Il y aura participé aux combats jusqu'à la chute le 7 mai 1954 et il y fut fait prisonnier.
Il a gravi tous les grades dans l'armée française : de simple soldat lors de son service militaire à la veille de la guerre de 1939 à celui de général de corps d'armée (quatre étoiles).
Le général Bigeard est surtout connu pour son action lors de la bataille d'Alger en 1957, lorsque les parachutistes qu'il commandait ont repris le contrôle de la ville aux indépendantistes.
Plus tard, il sera accusé d'avoir pratiqué la torture pendant la guerre d'Algérie, accusations qu'il a toujours démenties.
Il y a quelque temps, il déclarait à un journaliste : «Je n'aurais jamais pensé que je pourrais finir comme ça… Comme un vieux con infirme…». Parfois difficile de se voir vieillir et devenir de + en + "impotent, pour ce grand militaire voire "héros" des guerres d'Indochine et d'Algérie, car au seuil de sa vie, il ne peut plus se déplacer sans sa «2 CV» - un fauteuil roulant posé à la gauche de son bureau. Il n'en demeure pas moins qu'il fut le général le plus décoré de France. Il a été 5 fois blessé et s'est évadé 3 fois Mais, si ses jambes ne suivent plus, son esprit et sa verve tiennent encore tête à la "vieillesse". En 2006, il publiait Adieu ma France , livree que devait être son dernier comme une sorte de testament…
Mais comme s'il n'arrivait pas à tirer sa révérence, il vient d'en écrire un nouveau, Mon dernier round. Car «ce vieux connard de Bigeard», comme il aimait à se nommé, a encore besoin de parler,de râler, de pousser ses légendaires «coups de gueule» . D'ailleurs, il disait de lui fièrement : «Aujourd'hui encore, ça emmerde le pouvoir d'avoir un Bigeard vivant» . Il était réputé pour son franc parlé et sa réputation de trublion. Il n'avait pas sa langue dans sa poche, comme dirait certains.
Si dans Adieu ma France il évoquait surtout cette France dans laquelle il ne se reconnaît plus, Mon dernier round, lui,trace au galop les grandes crises internationales. De l'Irak à l'Afghanistan en passant par le Pakistan et l'Iran, le général donne son avis sur tout ces sujets. Il clôture ce livre par son thème de prédilection LA FRANCE. Et bien qu'il l'ait déjà écrit dans son précédent ouvrage : le général Bigeard réitère ses propos, il est déçu par son pays. Il dit en autre : «On donne des leçons à tout le monde, mais on est incapables de retrouver nos valeurs. Comment un pays peut-il aller de l'avant, se relever, avec toutes ces salades politiques ?». Parce qu'il est urgent, dit-il, de s'unir face au danger, il appelle de ses vœux une sorte de «front populaire» et prévient qu'il faudra pour s'en sortir «de la sueur et du sang» . Il ajoute : «Je vais casser ma pipe et je ne serai pas mécontent. Car j'ai trop aimé la France pour accepter ce qu'elle est devenue.» .....
A chacun d'y lire , d'y voire ce qu'il y souhaite
Voici un vidéo (1964) où il commente des image de DIEN BIEN PHU, et ce pour l'émission télévisuelle "5 colonnes à la Une"