Hier, Amàlia a eu un gros chagrin, comme on dit souvent. Elle s'est mise à pleurer sans que je sache vraiment pourquoi. Mais je sentais bien qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond car en tant normal jamais pendant la tétée elle se mettait à pleurer ainsi. Je me mis donc à l'observer en lui posant quelques questions. Je m'aperçus qu'elle regardait son frère. Et comme elle gesticulait et faisait comme si elle voulait descendre, je l'ai donc posé à terre. Ses pleurs, tant en volume qu'en intensité, ont redoublé. Visiblement ce n'était pas ça.
Je regardais mon fils et ma fille quand tout à coup par la façon de faire de ma fille je compris que ma puce était en train de pleurer car elle voulait du goûter de son frère. Guillem lui donna de petits morceaux de ses gâteaux et comme par magie Amàlia cessa de pleurer après un beau et long soupir, comme si elle nous disait : "enfin vous m'avez comprise, vous m'avez entendu". Une fois qu'elle eut goûté ce que son frère mangeait, elle a fini de téter comme si de rien n'était.
Comme quoi, rien de tel que d'écouter vraiment ses enfants, ils savent exprimer leurs besoins et les pleurs ne sont pas synonyme de colère, malice, où tout ce que vous voudrez. Car quel moyen dispose le petit enfant pour s'exprimer, pour se faire comprendre ?
Si on ne fait pas l'effort d'essayer de se mettre à la place de son petit au lieu de réagir avec notre vision d'adulte, comment peut-on mieux le comprendre ? Être à l'écoute de son enfant n'en fera pas un enfant capricieux ou comme certains disent un "enfant Roi". Non bien au contraire, on lui apprend qu'il est quelqu'un à part entière, que nous l'écoutons, que ce qu'il dit ou exprime à de la valeur pour nous. Ces attentions permettent à l'enfant de se construire dans la sécurité, dans la sérénité et dans la confiance. Il a confiance en lui.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Ce n'est pas non plus parce qu'on est attentif qu'on aura toujours la solution. Parfois l'enfant à besoin de pleurer tout simplement, pour se libérer de ces tensions par exemple. Le laisser pleurer tout en étant à l'écoute, c'est à dire ne pas le laisser pleurer seul, en l'isolant par exemple, mais en restant avec lui en l'écoutant sans l'empêcher de pleurer, bref en lui donnant la permission de pleurer et de se soulager.